18.08.2007

Elles sont arrivées!

Eh oui les voilà, vous les attendiez tellement... les photos bien sûuuur!

Un album tout neuf et bien fourni de mes folles aventures pékinoises!

Voilà maintenant je peux clôturer là ce blog, tout y est.

Bonne visite!!

01.08.2007

Remoi

Bonjour tout le monde!

Me revoici après une loooooongue absence. Je suis partie pour Pékin le 14 juillet et me voilà revenue en France avec des souvenir plein la tête, 25 kilos de babioles à distribuer et 7 500 photos à trier! En tous cas, merci beaucoup à tous mes lecteurs, voici arrivée la fin de mes aventures, j'espère qu'elles vous auront plu!

Promis si je trouve le courage je vous mets des photos de la muraille, de la cité interdite et autres jardins et palais impériaux, sans oublier les montagnes maaaagnifiques des environs de Pékin!

Kzaille djienn everyone et bon vent!

Mélanie la chinoise

02.07.2007

Vamos a la playa (du moins on essaye...)

Coucou tout le monde !

Un petit article après un long silence, histoire de vous rassurer : je ne suis toujours pas morte ni de la lèpre ni de la grippe aviaire ! Les derniers jours ont été peu actifs, étant donné la chaleur fournaisièsque (néologisme créé à partir du mot fournaise) qui nous accable depuis le 21 juin.

Ici l’été ça rigole pas : le 20 juin tu respires, tout va bien, le 21 tu dégoulines et tu perds 2 litres d’eau à chaque pas. A se demander ce qu’on préfère entre la mousson qui te trempe des pieds à la tête en 20 secondes 13 centièmes ou la chaleur qui fait fondre ta glace avant même que tu ai ouvert le paquet… Bref accablés par le soleil, on sort peu. Hier on est quand même allés se promener et on a eu tellement chaud qu’on a fini à Ikéa, non pas que les tables en teck et autres objets en pastique multicolore nous passionnent vraiment, mais au moins là bas y’a la clim ! Mais bon, on peut quand même dire qu’après comparaison avec la France, on se rend compte que c’est exactement la même chose, au détail près. Très fort Ikéa !

Ce matin, après tant d’inactivité, on a quand même décidé d’aller à la mer. Avant de vous raconter ces nouvelles mésaventures, il faut faire un flash back.

Previously in Nanou in Shanghai : vendredi après midi, grand soleil. « Tiens, et si on allait à la plage avec la navette gratuite de l’Université qui va à l’autre campus qui se trouve à 15 minutes de la mer » (en fait on n’a pas dit de phrase aussi longue, mais ça résume la conversation). Après avoir enfilé nos maillots de bain, tongs, pris notre serviette, lunettes et autres accessoires de plage, on se dirige vers la navette qui part à 15h. Et là, sur le chemin de la navette (à 10 minutes à pied de l’hôtel), c’est le drame : la mousson, la vraie, l’unique, arrive, sans prévenir. Des trooooooooooooombes d’eau qui nous ont trempés des pieds à la tête en 10 secondes, le parapluie même plus étanche et le plafond de la superette du campus qui s’est même effondré : vive le mois de juin en Chine ! Bref, on est revenus dépités dans la chambre d’hôtel sans même avoir pris le bus, et on a pique niqué sur la moquette, histoire d’avoir quand même un petit goût de plage…

Retour à aujourd’hui : après la déception de vendredi, on retourne donc prendre le bus à midi. Cette fois, on va jusqu’à l’autre campus, à 1h d’ici. On demande notre chemin pour la plage « à 15 minutes à pieds » (les guillemets prendront tout leur sens plus loin). Pour être sûrs pour le retour (hé hé pas folle la guêpe, on va pas se faire avoir à chaque fois !) on se renseigne sur les horaires : « pas de bus retour aujourd’hui ». Réaction : whaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat !! Mais on a vu les horaires avant de partir, et il y a des navettes jusqu’à 20h30 ! Finalement on a déambulé jusqu’aux bus réservés aux profs, et là il y avait bien des bus retour (ouf) mais le dernier est à 16h (ééééévidemment, il fallait savoir que les 2 prochaines semaines il y a des horaires spéciaux car les étudiants passent leurs examens – poisse, quand tu nous tiens). Avec tout ça il est déjà 13h45 mais nous on est jeunes et rebelles, alors on décider de marcher quand même jusqu’à la plage (« à 15 minutes »). 15 minutes… 25 minutes… 35 minutes… 45 minutes… toujours pas de plage en vue (et la fournaise, vous vous souvenez ??!). Finalement on demande notre chemin une dernière fois (ah oui, au fait, c’était désert, pas âme qui vive sur des kilomètres…) et on nous dit encore 15 minutes à pieds… mais c’est trop tard, si on y va, on rate le bus de 16 heures et on est bloqués jusqu’à demain ! Du coup demi tour, si près du but, et sans avoir vu même l’ombre d’une mouette ! Et là sur le retour, une camionnette s’arrête et on comprend, grâce à notre chinois sommaire, que le chauffeur nous propose de nous amener où on veut. On se dit coooool, un Chinois sympa qui voit qu’on galère seuls sur une route avec notre maillot et notre serviette en direction inverse de la plage ! Il nous ramène donc à la navette et au moment de sortir, il pousse un cri et nous demande des sous… ok, pas si sympa le chinois ! Finalement on s’en sort pour 5 yuan au lieu de 30 et un flot d’insultes en prime, mais on s’en fout, on comprend pas ! On a appris ensuite que ces taxis non officiels (les chauffeurs n’ont pas de licence) s’appellent en Chine des « voitures noires » : il faut négocier le prix de la course avant de partir, mais il est déconseillé de les prendre pour des raisons de sécurité… Waaa on vit dangereusement sans le savoir, la claasse (Maman, tout va bien, ne t’évanouit pas !).
Finalement après toute cette marche et ce faux taxi, on est arrivé 1h15 en avance pour prendre le bus retour, sans même avoir vu la plage… folle journée ! Routard du dimanche un jour, routard du dimanche pour toujours…

A prochaine fois, on le saura : « qui cherche la mer trouve la galère ! », et « qui veut se baigner… n’a qu’à prendre une douche… » !

Bisous !

25.06.2007

P.S

P. S : avant de partir, on est retournés au Coréen où on mange du chien (wa la riiime) et... j'en ai mangé! C'est pas mauvais, c'est filandreux comme de la viande de boeuf du pot au feu ou comme du confit de canard, et c'est assez fort en goût type mouton... ça, c'est fait! Et comme si c'était pas assez, j'ai aussi mangé des genoux de poulet - cartilagineux, je déconseille - et des mamelles de vaches - du caoutchouc cuit, pas terrible non plus! Je deviens de plus en plus chinoise!

Bisouuus!

Road trip inoubliable

Ni hao !

J’annonce l’article le plus looong du monde, car les trois derniers jours ont été très riches en péripéties ! Trois de mes compères et moi-même sommes partis vendredi matin pour trois jours d’aventure à sillonner l’Ouest et le Sud de la province de Shanghai. Bien qu’équipés de cartes, dictionnaires et autres guides touristiques, ce périple fut ponctué par bon nombre de déboires chinois mais aussi, et surtout, de moment inoubliables. Voici donc en exclu pour vous les dernières aventures des Indiana Jones et Lara Croft dans l’empire du milieu !

Il était une fois…

Vendredi :


Debout à 6h45 pour partir à l’aventure. Notre plan de départ : visiter Suzhou, la petite venise de l’Orient, paradis de Chine à une centaine de kilomètre à l’Ouest de Shanghai puis partir en bateau vendredi soir pour Hangzhou, 2e paradis de la Chine à 500 km au Sud de Shanghai, que nous voulions voir en 2 jours avant de remonter dimanche soir ou lundi sur Shanghai.
Comme tout bon routard du dimanche, nous avions préparé notre road trip la veille à 10h du soir et notre sac à minuit… l’aventure, la vraie.

Nous voici donc en route vers la gare du sud, sac au dos (petit sac, mais lourd quand même, avec le strict minimum c'est-à-dire 1 seul short pour trois jours… duuuuur) et confiants car guidés par le petit futé qui s’est avéré être un gros con – désolée pour le vocabulaire mais c’est tellement vrai ! Dès qu’on rentre on leur écrit, ils sont complètement bidons ! Vous comprendrez plus tard ! - Non d’ailleurs, vous allez comprendre tout de suite, car arrivés à la gare du Sud, on nous dit ah non, pour Suzhou c’est la gare du Nord… su-peeer ! Première galère, merci petit Futé ! Direction donc le métro pour remonter toute la ligne 1. Trente minutes plus tard, nous voici donc à la gare centrale de Shanghai. Evidemment, prochain train dans une heure, juste le temps d’avaler un menu au KFC à 10h30 du matin. Finalement, grand départ pour Suzhou. Youhouuuu en plus on a un train express trop classe type TGV avec plein de place. Une demi heure plus tard, arrivée à Suzhou (même pas eu le temps de dormir pour récupérer de la courte nuit, même pas drôle !). Et là, c’est le drame… 40 degrés, on sue 1l à chaque pas… ça tombe bien, on n’a toujours qu’un short pour tenir tout le périple… c’est l’aventuuuure !

Ne sachant pas trop par quoi commencer, on décide de visiter un jardin pas trop loin du centre pour pouvoir voir d’autres choses ensuite. Finalement on a visité le Jardin des Amoureux et c’était comment dire… pourri ? On a ensuite décidé de rejoindre la rue principale à pied, et on est entrés dans la Chine profonde… mais vraiment profonde… vrai dépaysement ! Pour résumer ensuite la journée, on l’a passée à chercher un office du tourisme inexistant, on est passé par une agence de voyage pour connaître le prix du train et du bus pour rejoindre notre 2e étape, Hangzhou, et on a bien galéré ! Et ensuite on a marché toute la journée en direction de l’adresse donnée par le Petit Futé pour prendre le bateau couchette jusque Hangzhou, et devinez quoi… le 8 Remin Lu n’existe pas… Mais sur le chemin pour aller à cette agence fantôme, on a repéré une gare fluviale. Retour donc sur nos pas après près de 7h de marche direction la gare fluviale où on apprend que le trajet Suzhou – Hangzhou en bateau ne se fait plus… naaaaaaaaaan tout ça pour çaaaa ! Et on n’a rien vu de bien à Suzhou ! Dépités, on fait quand même un tour en bateau d’une heure pour voir un peu la ville du bateau. Pas mal ! Puis direction la gare pour acheter des billets pour partir à Hangzhou. Et là, c’est re le drame… pas de train avant 3 heures du matin. Puants, fatigués… ok, on dort à Suzhou ! Dans la queue on tombe sur un français qui vit en Chine depuis 3 ans (si c’est pas de la chance ça), qui nous indique un hôtel. Et on se retrouve au Motel 168, un palaaaaaace climatisé avec super douche et télé pour 7 euros chacun. Par contre trop tard pour manger, alors on a mangé des nouilles lyophilisée hors de prix vendue par l’épicier du coin qui a bien vu qu’on était des pigeons affamés prêts à payer nos nouilles de base à n’importe quel prix.

Samedi :

Après une bonne nuit de sommeil bien méritée et une bonne douche en prévision de la crasse de la journée, nous voilà repartis à 8h pour de nouvelles aventures. Direction la Tour du Tigre, une pagode immmmense, dans laquelle on pouvait même monter. Et là, ok, ça ressemblait au paradis ! Magnifique, satisfaits on part vers le vieux Suzhou après avoir demandé notre chemin. Quelques photos express avant de partir, et nous voilà à nouveau dans le train, à défaut du bateau, pour Hangzhou. 6 heuuuures plus taaaard (eh oui, c’est long un tortillard !), eeeenfin arrivés à Hangzhou. 1er constat : il fait encore plus chaud qu’à Suzhou. Evidemment, on a toujours les même vêtements, si vous suivez bien, vous le savez (ou vous nous suivez à l’odeur peut-être !!). Dans le train, un agent nous a proposé un hôtel près du lac. Méfiants au début, on l’a finalement suivi car on a réussi à négocier la chambre moitié prix – oui oui, en Chine tout se négocie, même l’hôtel !! – on était fatigués, et le lac avait l’air à voir. En plus, le mini bus de la gare à l’hôtel est gratuit et ça tombe bien car ils sont éloignés et on n’est jamais contre quelques économies ! On monte donc dans le van… qui ne démarre pas !! Panne de batterie !! La chaaaance ! Les garçons se retrouvent donc à pousser le van pour pouvoir rentrer à l’hôtel ! Encore une fois, ça tombe bien, c’est pas comme si il faisait 40 degrés dehors !! Précisons que 40 degrés ici c’est doublement horrible, car l’air est très humide, c’est un peu comme vivre dans une serre ou un hamam…
Arrivée à l’hôtel, on est contents : la chambre n’est pas trop mal, à part qu’il n’y a pas de cabine de douche et qu’on inonde donc la salle de bain quand on se douche, on est près de la gare de retour – qui n’est pas la même que celle d’arrivée, allez comprendre – et du lac. Cette fois, décidés à ne pas se faire avoir pour le retour, on va à la gare réserver les billets de train… Trèèèès compliqué, trop affamés, on décide de rentrer à l’hôtel. Et là… eh oui, c’est le drame ! Le taxi tourne, tourne, mais ne trouve pas. Alors on descend sans payer au milieu de nulle part. On en prend un autre qui nous refait le même coup ! Alors on redescend sans payer et coup de chaaaance, on se retrouve en plein milieu du vieux Hangzhou qu’on visite donc de nuit après un bon dîner. Retour à l’hôtel pour une nuit encore bien méritée !

Dimanche

Debout 6h30 pour une 3e journée bien chargée. Direction le lac. Et là, le paradis, s’il n’est pas là, je sais pas où il est ! Tellement de paysages, montagnes, fleurs, arbres, rivières, bâtiments… et le soleil ! Tout simplement génial ! Vous trouverez des photos de ces trois jours dans les albums. Arrêt à midi dans un resto où on a goûté des spécialités : porc dans une sauce bizarre et intestins de porc frits (en commandant, on n’était pas au courant, c’est une sorte de surprise chinoise…) Après une journée de marche dans la chaleur, arrêt à une fontaine… ou plutôt DANS la fontaine ! Trop bien, même si l’eau était chaude. Ah oui, il faut que je vous dise. Maintenant appelez moi la vedette de Hangzhou. 4 fois prise en photos dans des bandes de chinois ! Ils sont venus me voir pour être pris en photos avec moi… trop fort ces chinois ! Je vais me retrouver sur des blogs je sens, il va falloir faire attention !

Après ces trois jours géniaux mais tout de même usants, on a décidé de rentrer. Direction la gare où cette fois il y avait de la place pour rentrer (on a ensuite appris que quelques heures avant il peut ne plus y avoir de place et en avoir à nouveau 30 minutes avant le départ car des places sont toujours réservées « au cas où » pour des officiels du gouvernement, et sont libérées s’ils ne prennent pas le train). On nous annonce donc un voyage de 2h à 25 Yuan (tellement rieeeen ! Pour info, 3 jours de road trip tout compris hébergement, transport, visites, nourriture, nous sont revenus à moins de 50 euros chacun), mais debout. On prend les billets, et finalement on est assis ! Et finalement aussi, le trajet à duré près de 3h (encore un tortillard, mais en plus, celui là il pue et est plein de paysans), donc doublement bien !

Et pour ponctuer cette aventure, on rencontre 3 taiwanais dans le train qui parlent couramment anglais. Et pas n’importe qui. Deux businessmen et une femme très hauts placés dans de grandes entreprises de transport maritime et de logistique internationale (pour exemple, IKEA est leur client…). Routards bien sûr, mais étudiants à l’affût avant tout, nous nous sommes placés pour des stages : échange de cartes de visite – ouaaaais, j’ai bien fait de m’en faire faire ! L’un d’eux nous a ensuite invités à boire un de ces soirs dans la semaine – il a bien dit boire, très bon vivant ce chinois ! Et l’autre nous a raccompagnés à l’Université en voiture avec chauffeur… aaaaaaaaaaaaaaaaaaah on n’y croyait paaaaas ! Sièges en cuir, vitres teintées, frigo… le bonheuuur. Là, qu’est ce qu’on aime la Chine !

C’est donc sur cette ultime ENORME satisfaction que s’est achevé notre périple inoubliable. On s’en ai mis plein les yeux – et plein les appareils photos pour vous tout vous montrer. C’est donc ça la Chine comme on voulait la voir, et on l’a vue. Tout simplement exceptionnel et inoubliable…

20.06.2007

On the road again

Ni Hao !

Nous voici tout juste de retour de l’ancien bourg de Qibao, où nous avons arpenté quelques ruelles étroites et odorantes sous une chaleur de plomb… on aurait pu faire infuser du thé directement dans la bouteille d’eau ! Petite visite qui nous a permis de voir quelques spécialités locales : têtes de canard, brochettes de groin de porc, queues de porc grillés, pattes de coq caramélisées, tofuquipue – mais attention, qui pue mais vraaaaaiment – et tout un tas de confiseries, dont une que nous avons goûtée et qui est certainement la pâtisserie la plus collante du monde. C’est simple, tu la manges, et tes doigts collent à vie ! Ensuite, retour en bus dans le bus le plus sale du monde… on aiiime l’aventure !

N’aie pas peur petit scarabée

Hier soir, alors que je me dirigeais nonchalamment vers la salle de bain, je me trouvât - on prend des risques en conjugaison et on assume, word ne me corrige pas alors j’ai confiance – nez à nez non pas avec la savonnette escomptée mais avec le plus gros scarabée – du moins je pense que s’en était un – du monde, voire du système solaire. Bien que je sois de nature courageuse et téméraire – mais ça vous le savez tous – j’ai préféré faire appel à un garçon pour m’en débarrasser, histoire de lui laisser penser qu’il était le seul capable de virer cette immonde bestiole du carrelage de ma salle de bain… Enfin bref, la sale bête à pattes démesurées et aux antennes longuissimes a fini dans les toilettes. J’ai quand même tiré la chasse plusieurs fois… on sait jamais… Si vous voulez voir le monstre plus en détails, allez voir dans la catégories bizarreries. Ames sensibles s’abstenir !

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Pour une fois, on fait l'impasse sur le titre

Hello everybody (eh oui, on est polyglotte et on le montre…)

Quelques petites nouvelles du pays du riz et mes dernières escapades dans la ville de tous les dangers.

Vendredi on est allés visiter un temple, Jing’an temple. Le but de cette excursion culturo-touristique était en réalité de visiter deux temples : Jing’an et le temple du bouddha de jade. Etant déjà partis à 14h, puis ayant fait une pause déjeuner jusqu’à 15h30 (notons qu’il s’agissait de sandwich au thon dééélicieux de croissant de France), nous sommes arrivés a 16h30 devant le 1er temple, alors que les deux ferment à 17h et que le 2e était à 1 heure de marche du premier. Bref, une bien longue phrase pour dire que finalement on n’a visité qu’un temple sur les deux prévus.
Après ça, pour changer, on est allés manger. J’ai testé sans conviction des nouveautés : du riz au lard et au poivre dans une feuille de bambou – trop poivré – et des espèces de citrouilles à la vapeur qui sont en fait de la pâte de riz orange fluo fourrée d’une pâte à l’œuf – une fois les trois mangées, tu meurs. Après ça - oui, on fait beaucoup dans une journée même en se levant à midi - on a eu envie de chanter un peu, alors on est allés au karaoké. Ici le karaoké ça s’appelle KTV (prononcer kativi) , et y’en a tous les 100 mètres . On est donc allés au plus près, et là en montant, on a vite fleuré le guet-apens : la salle à 600 Yuan l’heure – au lieu de 60 dans tout KTV « normal » - et un comité d’accueil féminin assez spécial, - composé de jeunes chinoises aux tenues aussi affriolantes que leur attitude. Ecoutant les conseils avisés de confusius « Si ça sent les ennuis, fuis », nous avons pris nos tongs à nos cous et sommes allés dans un autre KTV où on a chanté toute la nuit – après avoir mis 15 minutes à comprendre comment faire marcher la machine qui parle chinois. Pour ceux qui veulent des détail sur le KTV, les voici – pour ceux qui n’en voudraient pas, bin… tant pis ! En fait, on fait la queue jusqu’à ce qu’une salle se libère. Pendant ce temps, on peut aller chercher à boire et à manger dans le petit supermarché qui est dans la salle d’attente – comme par hasard évidemment – pour l’amener dans la salle. La salle est assez grande, il y a un grand écran et un appareil pour choisir les chansons dans plusieurs langues. Une fois qu’on a compris comment ça marche, on peut se défouler sur les micros et même s’accompagner avec des cymbales, waaa ! Ca coute en moyenne 60 yuan l’heure pour la salle, soit 6 euros, donc forcément, quand on y va à 11, on se fait plaisir !

Samedi matin – en fait non, après midi parce que forcément en rentrant du karaoké à 4h30, on voit pas le matin - on est allés faire une autre visite. Selon le Petit Futé, la plus niaise de Shanghai, mais on s’en fout, on est des touristes et on assume ! C’est un tunnel qui relie le Bund, dont j’ai déjà parlé, à Pudong en face, en passant sous le fleuve Huangpu qui les sépare. Et c’est parti pour un voyage de 5 minutes dans une navette type télécabine dans un tunnel qui s’allume et fume et brille et clignote… kitch ? naaaan ! Comme nous on plaisante pas, on avait pris la formule la plus complète qui donnait une entrée au minimusée sur les poissons et au musée de l’érotisme chinois. Cherchez le rapport… c’est ainsi qu’après notre voyage dans la lumière on a vu des tortues à cou de serpent, des tortues à nez de cochon, des tortues… mortes, et des poissons à bouche tordue. On a fini par le musée de l’érotisme, qui était assez amusant car vraaaiment pas érotique du tout !

Voilà pour le plus intéressant de ces derniers jours. Ah si tout à l’heure au parc une petite mamie chinoise nous a parlé mais bien sûr on n’a pas compris, et elle a continué même quand on lui a dit qu’on était français – wo che fagouo (yeaaah le chinois est en moiiii) – et elle nous a donné des bonbons trooop bons ! Trop gentille cette petite mamie, je sais pas ce qu’elle racontait, mais ça la faisait bien rire de toutes ses 4 dents ! Y’a des fois, j’aime la Chine !

Voilà pour ce looong article, maintenant on sort dans un bar mexicain où y’a plein d’occidentaux… coool bonne soirée en perspective !

Gros bisous à tous

Bonneuh fêteuh Papaaa

Aaaaah honte sur moi, je n’ai même pas pu aller sur Internet dimanche pour poster un article pour la fête des pèèèères !

Happy father’s day dear Daddy ! Oui, je sais, c’est pas du chinois mais à Carrefour c’était écrit father’s day, alors ça compte quand même !

Nanouch xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx (NDLR : en Angleterre, x ça veut dire bisous, et c’est un peu comme l’effet Axe, plus t’en mets, plus t’en as !)

Le criquet et le groin (la Fontaine remix)

Juste un petit article pour dire qu’hier, dans un marché bien typique, j’ai vu des criquets à vendre dans une petite cage comme dans Mulan ! Promis j’y retourne pour faire des photos, j’ai jamais vu des criquets aussi groooos ! En plus si j’ai un petit creux, on y vend aussi des groins de porc grillés… Si quelqu’un veut que je lui en ramène, me faire signe !
P. S : on pouvait aussi acheter des poules et des canards mais promis je ne suis pas restée longtemps à côté pour ne pas ramener la grippe aviaire en plus de ma lèpre!

17.06.2007

Mama mia

Juste un petit article parce que ça me plait d'être sur le net pour mettre à jour mon blog en mangeant des spaghettis bolognaise dans un resto italier en Chine!

PS : on est allés visiter un temple hier et à la sortie j'ai été attrapée par une lépreuse qui voulait de l'argent. Si je me mets à me décomposer, je vous fais signe!

16.06.2007

Ne pas lire cet article si vous faites partie de la fondation « j’aime les chiens »

L’avertissement du titre vaut aussi pour les membres d’associations telles que « les huskies sont mes amis » ou « les chihuahuas c’est mon dada ».

Hier soir nous sommes allés manger coréen et là, sur le menu, que vois-je : « soupe à la viande de chien » et sa variante « salade à la viande de chien ». Malheureusement, comme je n’aime ni la soupe ni la salade, j’en ai pas pris mais allez voir les photos à l’appui et n’hésitez pas à me demander l’adresse ;) : Si du clebs tu veux goûter, à Guilin Road tu dois foncer.

Bisous !

Attention derrière toiiii !

Encore un petit article pour vous raconter une autre de mes mésaventures. Alors que mes comparses et moi rentrions du restaurant –sous la pluie – je sentis quelque chose tirer sur le côté de ma veste. Pensant que c’était ma ceinture qui tentait une fois de plus de se faire la malle, je jette un regard sur le côté pour la rattraper, et làààà que voiiiis-je… deux mains dans ma poche, et au bout de ces deux mains… un chinois qui tentait de me pick-pocketer, ou plus simplement de me subtiliser incognito mon porte monnaie !! Le temps de comprendre, j’attrape ce malfaiteur par le bras – ouuiii des restes du Viet-vo-Dao, que voulez-vous… - le temps de vérifier qu’il n’avait rien pris en fait, et comme tout y était, je le lâche. Ce chinois – plus petit que moi – ne se dégonfle pas et ne fait même pas mine de partir, mais lance juste un « sorry » avec quelque chose en chinois que je n’ai pas compris mais qui devait sûrement dire « oups, je me suis trompé de poche par inadvertance veuillez m’excuser mademoiselle pour ce malentendu ». Voilà, j’en étais juste quitte pour une bonne frayeur, mais maintenant je surveille bien mes poches !

Donc n’oubliez pas : « Si tu ne veux pas aller pleurer chez ta mère, surveille bien tes arrières », car « qui est pickpocketé est bien ennuyé » !

Singing in the rain

Ni Hao,
Enfin quelques petites nouvelles fraîches - et humides – de ma vie dans l’Empire du Milieu (oui, j’ai appris ça en cours cette semaine, c’est plus classe que dire la Chine). La mousson bat son plein et Shanghai est une ville magnifique sous la pluie… blaaague.

La leçon du jour : description de Shanghai sous la pluie. Shanghai sous la pluie c ’est :

- Un flot de parapluies sur les trottoirs, ou l’assurance de se prendre au moins une baleine dans l’œil dans la journée, ou encore être certain de se faire asperger au moins une fois par un chinois pas bien malin qui ferme son parapluie sur tes chaussures.
- Se battre avec son propre parapluie – chinois – qui prend un malin plaisir à s’ouvrir à l’envers, ce qui, outre le fait de te faire paraître pour un abruti avec un parapluie dans le mauvais sens, laisse le temps à cette sournoise pluie de te tremper allègrement.
- Les chaussures et le bas de pantalon trempés tous les jours. Ajoutons que, tout comme le thé, l’eau de pluie a tendance à infuser dans le pantalon, jusqu’à le tremper jusqu’aux genoux en fin de journée. Mon conseil : porter des bottes en caoutchouc sous un pantacourt : moche, mais efficace.
- Suer sous son k-way car, bien qu’il pleuve, il fait chaud. J’insiste que porter le doublé Kway/parapluie n’est pas de trop.
- Se prendre deux fois plus de baleines de parapluie dans l’œil avec le k-way sur le dos, parce que vraiment, une capuche de k-way, c’est mal foutu. Il faut choisir entre être trempé ou ne rien voir, c’est pas évident comme choix !
- Avoir une démarche stupide dans la rue parce qu’il faut à la fois esquiver les parapluies (toujours eux), les gouttières qui débordent, et les flaques d’eau, voire les fleuves qui bordent les trottoirs, tout en veillant à rester suffisamment loin de la route pour éviter de se faire arroser par quelque voiture, bus, ou deux roues mal intentionné.
- Dire des gros mots quand on a mal évalué la profondeur d’une flaque et qu’elle s’avère être un véritable lac qui finit se détremper tes chaussures.
- Deux fois plus de bruit ambiant car la pluie qui tombe fait un espèce d’arrière fond sonore assez peu agréable.
- S’asseoir sur un siège de bus trempé parce qu’un chinois pas bien malin (peut être le même que celui du début) a posé son parapluie trempé dessus juste avant. Attention, cela vaut aussi pour les sièges de métro, voire les fauteuils de restaurant.

En résumé, Shanghai sous la pluie c’est su-per. Ca tombe bien qu’on adore, parce que le mois de juin est le plus pluvieux de l’année ici… ça promet !

10.06.2007

10 kilomètres à pieds, ça use les tongs

Ni Hao !

Vendredi grand soleil et chaleur, nous voilà en route pour de nouvelles aventures ! Après avoir visité Old Shanghai, direction le Bund pour admirer la zone de Pudong, la zone la plus moderne de Shanghai. C'est un centre économique et financier très important. On y voit de nombreuses tours, notamment la Pearl Tower, tour de radiotélévision composée de plusieurs boules et créée en 1994. Le Bund longe le fleuve Huangpu, qui traverse la Chine sur plusieurs milliers de kilomètres. Arrivés au bout du Bund, on est retournés au Old Shanghai admirer cette fois la vue nocturne. Quelques centaines de photos plus tard, retour au Bund : on prend les mêmes et on recommence... de nuit! Puis retour au campus après avoir rempli nos yeux, nos appareils photos et achevé nos jambes après toute cette marche! Journée mémorable!

Le lendemain soir, après une journée de repos au soleil sur l’herbe du campus, direction le centre commercial pour manger au MégaBite, un espèce de self géant avec pleiiin de choses à manger, où on peut choisir en connaissance de cause parce que les plats sont affichés ! Ensuite, petite promenade digestive qui s’est terminée en mission retour à pattes… on aime l’aventure ! Retour au campus après 2h30 de marche pour finir sur une nuit plus que méritée ! Et on finit ce week end par une journée de glandouille… bon, on a quand même fait la lessive, c’est pas si mal !
Voilà pour les petites nouvelles, et maintenant on attaque la 4e semaine à Shanghai !

Bisous à tous et n’oubliez pas : « si aux toilettes à Shanghai tu vas, ton rouleau de P.Q surtout n’oublie pas » !

07.06.2007

Shanghai quand tu nous tiens

Ni Hao

Aujourd’hui nous sommes allés visiter « Old Shanghai » avec l’Université. De quoi remplir ma carte mémoire de photos ! On a donc arpenté les ruelles bondées sous un soleil de plomb, visité une fabrique de soie, de médicaments traditionnels chinois où on a même eu droit à une dégustation… amère. Je vous fais donc mon petit compte rendu de mon canapé habituel qui serait, parait-il, habité par de gros cafards… pour l’instant RAS espérons qu’ils dorment !

J’ai aussi visité un temple Taoïste, c’était maaaaagnifique. C’est sûrement le seul endroit calme de Shanghai ! C’est impressionnant à l’intérieur, cf photos. J’ai d’ailleurs pris ces photos à mes risques et périls car il paraît que photographier un temple porte malheur… hoff, même pas peur ! Au moins s’il m’arrive quelque chose, je saurais pourquoi ! On se sent tout petit à l’intérieur, les statues font bien entre 2 et 5 mètres de haut. Pour entrer dans le temple et dans les pièces du temple, il y a une marche assez haute qu’il faut enjamber jambe droite devant, et sans la toucher. Vous saurez quoi faire la prochaine fois que vous visiterez un temple Taoïste !

Bon il semble que je manque d’inspiration aujourd’hui, les lumières de Confusius ne m’éclairent pas. Le début du malheur ? Ou la fatigue qui se fait sentir ? J’aurais dû écouter le dicton du célèbre mage Epéda, fils spirituel du Marchand de Sable :

« Si toute la journée tu veux marcher, avant 4h tu dois te coucher ».

Bisous !

05.06.2007

Dans les bas fonds chinois...

Bonjour tout le monde!

De nouvelles péripéties aux pays du riz! Hier on est allés dans le vieux Shanghai, c'était beaaaau (voir les photos). Après s'être fait faire un tailleur sur mesure, avec la coupe, le tissu et tout et tout coooomme un veut pour 30 euros (snif snif, ça sent la jalousie là, ou c'est le resto miteux du coin qui nous embaume jusque là?), on s'est promenés dans les rues du Old Shanghai. Enfin une impression d'être en Chine pour de bon! Temples, toits typiques, chinois rustiques... tout y était. J'ai même trouvé les objets kitch dont vous avez tous besoin (j'ai promis un bouddha ridicule qui clignotte, j'assume jusqu'au bout!).

Après avoir vadrouillé un peu au milieu de tous des souvenirs attrappe touristes, on a finalement suivi un petit chinois sorti de nulle part qui nous proposait des sacs à bas prix. On le suit donc dans les ruelles sombres et sales de Shanghai, on monte un escalier tout raide et on se retrouve à 6 dans un grenier minuscule... temple de la contrefaçon! Gucci, Vuitton, Chanel, Rolex et j'en passe, qui n'en veuuuut? Et voilà comment on fait baisser le prix d'un sac Gucci en cuir de 70 à 10 euros... hey hey hey, école de commerce ou pas? Bon, finalement, on l'a pas pris, c'était juste pour le fun... Mais la négo chinoise, maintenant on gèèère, fais tourner ta calculette qu'on te montre comment on fait du business!

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Proverbe du jour : "Si avec un Vuitton tu veux te la jouer, suis le chinois dans le grenier"

Bisouuus

03.06.2007

chéng xīn mǔ qīn jié mā !!

Bonne fête mamaaaaan!


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On comprend mieux en français quand même, mais je l'ai écrit en chinois dans le titre pour vous montrer mes progrès (que je sais me servir d'un traducteur en ligne). J'aurais voulu envoyer une carte mais elles sont toujours introuvables!

Voilà aussi ma troisième semaine en Chine qui débute (déjààà). Maintenant je sais très bien dire bonjour, au revoir, merci, j'ai commencé à apprendre la négociation à la chinoise. En fait, c'est beaucoup plus simple qu'en Tunisie car comme on ne parle pas la même langue, on peut plus facilement faire croire qu'on ne comprend pas et partir de la boutique... en n'attendant qu'une chose, c'est qu'on nous y rappelle! La négo ici c'est un peu le bal de la calculette : le vendeur donne son prix (trois fois plus élevé que la vraie valeur), tu donnes le tien (même pas la moitié de ce que ça vaut) et on fini par avoir ce qu'on veut pour 1/3 du prix annoncé à coups acharnés de calculette! Bon des fois on se fait avoir quand même, on part de la boutique en se disant t'en fais pas, il va nous rappeler... et il rappelle pas... pas de chaaance pile le truc que je voulais vraiment!!

Me voilà donc l'heureuse propriétaire de tongs qui brillent... et qui font affreusement mal aux pieds. C'est bien, c'est beau, c'est pas cher... mais je souuuuuffre! J'ai pas des pieds à tong, il va falloir que je me fasse une raison. Bon, pas bien grave puisque ça coute... 2 euros mouahahah. Bon je pense que j'ai fait le tour de mes fabuleuses aventures pédestres, j'espère que ça vous aura plu!

Hier soir on est allés au resto japonais... quelle réussite! Je pensais que la photo montrait ce qu'il y avait écrit à côté, j'ai donc commandé ça, et je me suis retrouvé avec... un bol d'eau chaude où flottaient 4 malheureuses nouilles vertes (oui vertes) accompagnées de 2 crevettes. Waouuu ce festiiiin! Typiquement le genre de cas ou on "se finit au Mc Do".

"Se finir au Mac Do" est une pratique courante en Chine qui consiste à assouvir sa faim pour de bon principalement après avoir mangé :

- un truc chinois mauvais
- un truc chinois qui ne remplit pas un ventre d'Européen
- un truc chinois mauvais ET beaucoup trop petit
- tout autre truc peut être pas chinois mais pas convaincant pour autant

On note d'autres variantes telles que :

- Se finir au KFC
- Se finir au Burger King

- Saigner un bucket : version plus violente qui consite à manger un bucket au KFC, soit un seau de nuggets et autres morceaux de poulets délicatements frits accompagné d'un bon litre de Coca. A réserver pour les frustrations les plus sévères.

C'était la leçon quotidienne de culture chinoise!

Que dire d'autre... Aujourd'hui on a fait une lessive, et cette fois c'était une réussite.1h30 de lavage seulement, le linge a même été essoré, et on fait sêcher tout ça sans même avoir l'air de vivre dans un bidonville. Encore une victoire de canard.

Je vais terminer cet article sur cette note optimiste, et sur le célèbre proverbe prononcé par Chang Mak Donaldus
"Si à Shanghai tu crèves de faim, manger un hamburger est ton destin".

Nanouchkette

01.06.2007

Le paradoxe chinois, ou pourquoi porter des tong sous la pluie

Ni Hao!

Quelques petites nouvelles de Shanghai. Il pleut depuis deux jours ce qui, à défaut de rafraîchir l'athmosphère, a le mérite de tremper les pieds! Heureusement que j'ai pas encore investi dans mes tongs, je pense que je vais revoir mon plan d'action et me trouver des bottes en caoutchouc...

Je manque cruellement de péripéties à raconter, à croire que j'ai laissé ma malchance légendaire en France. Ca devient presque inquiétant... Je me suis quand même fait piquer une bonne quinzaine de fois par les moustiques depuis mon arrivée, avec un peu de chance je vais attrapper le palu et j'aurai des nouvelles palpitantes à vous écrire!

Ah si, hier j'ai quand même appris comment cuisiner la tortue, c'est toujours bon à savoir. Si ça vous dit, c'est pas compliqué, ça se fait cuire tel quel à la vapeur, et on ne mange que les 4 pattes. Bon c'est sur que vous n'avez pas notre chance, vous vous n'avez pas de tortues vivantes ou sous cellophane dans votre rayon poissonnerie. Moi si je veux, j'achète un crapeau et je me le fais cuire pour le dîner, et si ça me dit rien, je peux encore manger du serpent à la coupe, ou des pattes de poulet ou des oreilles de porc... la chaaance!

En parlant de ça, il est l'heure d'aller goûter, et je mangerai bien un peu de raviolis froids au contenu aussi étrange que difforme.

Kaï Djienn !

Nanouch

28.05.2007

1ère semaine à Shanghai

Fiouuu, une semaine avant de pouvoir rédiger le 1er article!

Tout va bien, même si l'acclimatation a été un peu difficile. Décalage horaire, chaleur, nourriture... pas évident!
Se nourir est le plus fatiguant : il faut trouver une carte avec des photos pour montrer ce qu'on veut. Une fois qu'on l'a eu, ce n'est pas forcément ce qui avait été commandé, et ce n'est pas forcément très bon non plus! On parle beaucoup avec les mains, a défaut d'apprendre le chinois, je vais m'améliorer en mimes! On commence quand même à dire quelques mots, mais c'est pas gagné!

Sinon, Shanghai est une ville immense (près de 14 millions d'habitants, ça fait pas mal!), très encombrée, très sale et bruyante. Mais il y a tellement à voir! En une après midi, on ne peut voir que la moitié d'une rue, on n'a pas fini de visiter! Heureusement qu'on a deux mois.

Les cours sont intéressants, on n'a que de très bons profs (un ancien ambassadeur de Chine, un professeurs chinois ayant enseigné à HEC et à la Sorbonne...). On a dû acheter des cahiers sur place, et ça me plait bien d'aller un cours avec un seul cahier Hello Kitty et un seul stylo coréen qui sent bon quand on écrit!

Voila, sinon rien de spécial à préciser, je n'ai toujours pas mangé de chien (bien qu'au supermarché on vende des grenouilles, tortues et serpents vivants, sympa le rayon poissonnerie!!), je n'ai toujours pas les yeux bridés par contre je m'améliore en technique de baguette! En lessive par contre, j'ai des progrès à faire (cf. photos!)

Quelques petites bizarreries quand même : cette façon de cracher partout, avec un bruit bien profond juste avant (je vous laisse imaginer), que ce soit les hommes ou les femmes, et n'importe où! Les chinois ont aussi une drôle de façon de faire du sport : ils marchent en marche arrière. J'aime bien ce sport moi, je sens que je vais devenir sportive ici! Ils ont aussi une drôle de conception de la politesse : ici on ne fait pas la queue, on se double dans tous les sens, c'est un peu la jungle, il faut jouer des coudes, pareil dans les rues où même quand c'est vert pour les piétons on n'est pas à l'abri sur les passages cloutés ou même sur les trottoirs où les vélos et scooters se fichent pas mal de nous frôler. Je comprends mieux pourquoi les étrangers n'ont pas le droit de conduire en Chine, c'est tout simplement diiiingue! Ca double dans tous les sens, ça se frôle, ça klaxonne. Et ça klaxonne même tout le temps, et pour rien, ça devient vite insupportable! On klaxonne pour doubler, à la place du clignotant, pour prévenir de je ne sais quoi, pour dire bonjour, pour s'arrêter, ou même pour le fun je crois, parce que klaxonner à ce point là, c'est limite pathologique!

Bon, je m'arrête là pour aujourd'hui, il faut en garder un peu pour plus tard! gros bisous à tous